Hector et Célestine

02 septembre 2014

Instants d'Oléron !

Je suis décidément pleine de contradictions ! 

Mélange à la fois d'anticipation et de nostalgie ! 

Après avoir cousu une jupette de rentrée à la fin des vacances pour m'y préparer, j'ai eu envie, en ce jour réel de rentrée pour mes "moustiques" de repenser aux instants sur la plage, aux spaghettis aux fruits de mer, à la ville de La Rochelle que nous avons parcouru en long, en large et en travers avec nos 2*3  pieds ! 

Je revois Clémentine toute ébahie devant le port me disant " Mais Maman regarde ! des "bâteaux tentes ! " Pour une enfant qui grandit loin de la mer, voici les réactions lorsqu'elle voit un voilier " en vrai" ! 

Je repense à Louis courant sur la plage comme un fou pour aller chercher de l'eau pour son château... ! Ou en train de dévorer une glace au caramel-beurre salé à 23h ! 

Je ressens encore un peu le vent dans les cheveux, le bonheur de marcher pieds-nus, le sel sur les lèvres et l'odeur iodée que j'aime tant et tant ! 

Les vacances à L'ouest, ( pour une fille qui en vient... )  peu importe la météo, c'est toujours revigorant et c'est toujours une grande joie et un grand sentiment de liberté de pouvoir profiter d'un " vrai horizon" et de sentir les embruns ! 

Les Photos de Choucckette-2

 

Clémentine sautant dans l'eau ! 

Photo : Choucckette. 

Mais il y a tout de même un peu de couture dans cette photo ! 

Avant de partir, j'ai encore une fois fait mes preuves dans " l'anticipation" ou "le manque" au choix en confectionnant des vêtements aux parfums d'embruns ! Un peu à l'image de mes marinières

Les Photos de Choucckette

 

Louis et Clémentine 

Robe Paris, taille 6/8 ans 

Tissu " Bonne pêche" bleu cobalt, et passepoil bleu klein, le tout " La Droguerie" 

Photo : Choucckette. 

J'avais flashé sur ce tissu en même temps que sa sortie ! Oui, oui, vous lisez parfaitement bien " flashé" ! J'ai flashé sur un tissu où il n'y avait pas de fleurs ! ( Au passage, les tissus " hiver" de la nouvelle collection de " La Droguerie" sont tout aussi jolis et prometteurs que ceux de cet été ! Si vous n'avez pas encore été flaner entre les comptoirs en bois, je ne peux que vous le conseiller, un régal ! )

Je n'ai donc pas attendu d'hésiter, et j'ai cousu en deux soirées cette petite robe pour Clem' qui trépignait d'impatience à l'idée " d'en avoir une nouvelle". On dirait presque que c'est ma fille cette petite , elle aime les robes  ! 

Techniquement, rien à dire, ce modèle archi connu de " C'est Dimanche" est tout simple, mais très pratique à porter tout en ayant un petit style avec ses petites poches et le plastron. Décalé dans ce tissu presque " Wax", je la préfère même aux versions fleuries ! 

 

Les Photos de Choucckette-11

 

Photo : Choucckette. 

 

J'en profite pour vous remontrer mon petit " Marcel"  que j'ai très souvent portée in situ ! Il a fait vraiment frais, et c'était très chouette au moins pour porter un pull d'été ! Et aussi pour le plaisir de la photo avec mes deux moustiques ! 

Et pour terminer, car cette fois c'est vraiment la rentrée, une de mes photos préférées ( quel joli travail de Choucckette) , comme pour dire " au revoir" à la mer et à bientôt ! 

Bonne " vraie" rentrée aux écoliers ! 

Les Photos de Choucckette-10

Photo : Choucckette. 

 

 

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27 août 2014

Jupette de rentrée !

 

Hier, c'était la rentrée. 

Il pleuvait, et j'avais ma petite boule au ventre comme à chaque rentrée. Que j'ai 7 ans, 12 ans, 20 ans ou 30 ans, il pleut toujours pour mes rentrées. Que j'aille au CP, en 5ème, à la fac ou bosser au jardin botanique, j'ai toujours cette petite boule signe à la fois d'une grande excitation et d'une petite appréhension. 

Je suis toujours très heureuse de retrouver les copains ou les collègues, l'odeur des tilleuls de la cour de récré ou du jardin botanique sous la pluie, et toujours aussi un peu intimidée et anxieuse en me retrouvant devant mes cahiers tout neufs, mon nouveau stylo, mon agenda vierge, ou mon ordi. Je souris mais j'ai un peu peur en tenant mon plateau à la cantine ou en buvant un café dans le réfectoire en ce premier jour.  

Pour " affronter" la rentrée, j'ai décidé quelques jours avant de me " remettre" à la couture. Je n'avais pas touché ni même vu ma machine à coudre depuis 3 semaines et j'étais sérieusement en manque ! De plus, j'ai réinstallé mon atelier dans notre nouvel appartement, et je m'y sens vraiment bien. J'ai plus de place, et c'est beaucoup plus éclairé et agréable ! Coudre avant la rentrée, c'était donc un vrai test positif pour toute l'année à venir, et à la fois une bonne thérapie ! 

Je voulais réaliser un projet rapidement qui prolongerait un peu l'été, et en même temps se porterait facilement quand l'automne pointerait son nez. Un vrai projet de rentrée en somme ! 

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J'ai choisi cette jupette dans un vieux Burda gentillement prêté par une amie. Je l'avais vu réalisée chez Malthilde

J'ai tout de suite pensé à ce coupon fleuri déniché lors d'un marché au tissu au Wacken. Un fond noir et des fleurs colorées. Elle pourrait très bien faire l'affaire pour les derniers rayons de soleil et en même temps sur un legging ou des collants noirs quand il ferait moins chaud. 

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Jupe modèle 122 B , Burda Mai 2010 

Taille 38 

Tissu coton imprimé , marché au tissu du Wacken d'Avril dernier,

passepoil et dentelle noirs, La Droguerie. 

 

Bon, la réalisation de la dite jupette ne s'est pas faite aussi rapidement que je l'espérais ! 

D'abord, ne nous méprenons pas cela reste du Burda, donc même lorsque c'est indiqué " facile" il faut quand même le dictionnaire pour comprendre les explications ... ( oui après tous mes projets, je ne sais toujours pas me passer des explications... et même pire je crois que je suis un peu maso au point d'aimer les lire ! ) Ensuite, une surjupe froncée sur un empiècement de hanche, des poches passepoilées dans mon cas,  le tout monté sur une ceinture ça demande de la précision, sinon le moindre petit défaut se voit horriblement ! 

J'ai donc pas mal de fois refait quelques étapes à commencer par la parmenture de la surjupe que j'avais posée à l'envers ! Heureusement c'était le début ! Ensuite j'ai voulu faire ma maline et coudre les poches avant d'ajuster la jupe sur l'empiècement de hanche, résultat au moment de l'essayage ça tirait, car les poches étaient trop basses et j'avais " forcé" pour ajuster le devant de la jupe sur l'empiècement ! ( Je dois être là aussi clair que le Burda !

En résumé, une fois que j'avais parfaitement posé ma fermeture éclair invisible dans les règles de l'art ( et c'est pas si facile !), ajusté le devant sur l'empiècement de hanches, la ceinture sur le dos , j'ai dû défaire une grosse partie des coutures, tout reprendre et recoudre les poches ! 

J'avais envie d'en finir avec la jupette de rentrée, j'ai donc posé directement la dentelle sur le surjet sans faire un " vrai " ourlet, et cela ne voit ( presque !) pas ! 

Enfin comme toutes les blogueuses qui ont réalisé cette jupe, j'ai failli m'évanouir pensant que je ne rentrerai jamais dedans... mais si ! Portée taille haute et pas sur les hanches comme la fille de science fiction du Burda Magazine ! 

De toutes façons, comme vous le savez bien, j'adore les tailles hautes ! ( et pouvoir à peine respirer... ! Je suis prête pour la réalisation du corset ... message auto-subliminal...!

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Et pour terminer  pour  la petite phrase habituelle de l'Homme : " ah mais ça pique toujours les yeux les couleurs! " ah bon? 

Au regard de la météo, le port avec le débardeur en dentelle et jambes nues ne sera que pour les photos et la version collants/sous pull noir/bottines va vite faire sa " vraie" rentrée  ! 

Bonne rentrée à tous, 

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14 juillet 2014

Guinguette et feux d'artifices !

La fête nationale avec son défilé,  la valse et les flonflons et les feux d'artifices ! 

Ce n'était pourtant pas fait exprès mais je trouve que cette robette s'y prête parfaitement ! 

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Les journées bien remplies "d'animation", les péripéties diverses et variées de ma vie de maman, d'animatrice, de Charlotte m'ont poussée le mois dernier à un peu de repos et à un besoin urgent et quasi vital ( sens de la mesure ) de me coudre une nouvelle robe. Cela faisait longtemps que je n'avais pas cousu une robe ! J'avais envie de m'installer devant ma table de couture, de sentir le tissu sous mes doigts en ne pensant à rien, juste à Serge Reggiani et à une question essentiellement existentielle : cette nouvelle robe. 

Et si je me refaisais une Cami version été ? Cette petite question posée à moi même dans le train du matin, devenait une évidence dans le tram du soir. 

Je sautai du tram qui me conduisait vers la gare en sortant du boulot,  et  je décidai de passer à La Droguerie pour voir mes copines.

Outre un énorme fou rire, je suis ressortie après maintes et maintes hésitations, avec un tissu en coton fleuri. Comment ça "c'est pas possible"? 

J'essaye bien de me soigner, concernant mon attirance complètement incontrolable face à ces coupons mais cette tentative reste vaine. Je finis toujours par succomber. 

J'hésitais entre un coupon au délicieux motifs " pêche en haute mer" et ces fleurs rouges et bleues " couleur gauguin". 

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Robe Cami Dress de Pauline Alice ( sans les poches) 

Taille 40 sans altérations 

Tissu coton " couleurs Gauguin multico vifs " et boutons bleu métal pour La Droguerie 

 

J'ai quand même passé toute le temps de la confection à me demander si ce rouge et ce bleu n'allaient pas finir par me tourner la tête et si la dite robe n'allait finalement pas rester dans le placard en prenant le nom de " fiasco". Jusqu'au dernier moment, et même avant d'écrire cet article je doutais encore. Les remarques de l'Homme : " tu veux attirer les taureaux en rute dans l'arène? " ne m'ont évidemment pas aidée dans ma crise existentielle de doutes... 

J'ai débuté la réalisation de cette robe avant de chuter dans les escaliers, de m'abimer les muscles et un ligament de l'épaule,  et de me retrouver privée de couture et de tricot pendant 3 semaines ! J'ai dû alors abandonner la robette aux couleurs impropables au stade de "la coupe et des premières pinces effectuées" . Quel supplice ! Autant dire, que lorsque que ma kinésithérapeute m'a annoncé que je récupérais très bien et très vite et que je pouvais reprendre la couture et le tricot à petite dose, j'ai sauté au sens propre du terme sur ma machine à coudre et le tissu flamboyant ! 

Comme d'habitude, je me suis un peu emballée et j'ai bien senti mon empressement dès le lendemain... J'ai donc raisonnablement ralenti le rythme ces derniers jours, et j'ai continué pas à pas ma robe en restant zen sur le temps passé sur la MAC,  pour  finir tranquillement la dite " guinguette et flonflons" hier soir après un vrai week-end "feux d'artifices" avec L'Homme ! 

Techniquement, la cami et moi même sommes désormais de grandes amies. C'est un véritable plaisir de la coudre. Les instructions de Pauline sont limpides et pas ennuyeuses. Les pinces donnent les petits détails amusants à réaliser et la jupe juste froncée reste simplissime à monter. Il y a juste une fermeture éclair à poser et un col classique à réaliser pour mettre notre patience un peu ( mais vraiment un peu)  à l'épreuve. 

Pour conclure couturesquement parlant, j'aime l'efficacité de la robette. Rapide et facile à réaliser et très agréable à porter.Pour aller danser au 14 juillet avec des talons, ou avec mes nouvelles spartiates dorées pour les vacances, c'est sûr, elle ne passera pas l'été dans les cartons ! ( Nous déménageons dans quelques jours, un peu malgré nous et après de nombreuses péripéties, mais au final pour un appartement au charme désarmant que je présenterai lors de mes prochains posts...) 

 

Et pour finir sur les festivités de notre fête nationale, à défaut d'avoir défilée avec ma trompette ( je ne pense pas que celui qui s'est si gentillement moqué de moi en me glissant ceci lorsque j'ai émis l'idée d'aller fêter le 14 juillet, me lise ...! ) je comptais bien aller danser avec mes copines au bal populaire ! C'était oublier le temps pluvieux et venteux, et les possibilités un peu réduites pour rentrer après le bal : je n'ai pas encore loué le carrosse de Cendrillon !

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Mais dans la petite ville d'à coté qui est aussi notre future commune, Homme de ma vie, allons danser et/ou poursuivre notre week-end " Feux d'artifices " ? 

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22 juin 2014

Instants d'Egoïsme

 

Je profite de ce temps, où je ne peux tricoter ou coudre ( c'est un véritable supplice et une source de frustation intense.)  pour lire, et pour écrire aussi. 

Il y a un petit moment que je réfléchissais au sujet. Cette mise au repos forcée de mon bras droit ( j'ai de fortes contusions et une distention ligamentaire suite à une chute dans les escaliers...) me pousse à passer à l'acte ! 

De nombreuses fois,depuis que je tiens ce blog, on m'a " passé " une commande, ou demandé si je pouvais coudre : une robe, un chemisier, une jupe. Si je pouvais faire les ourlets, les réparations, tricoter les chaussettes en laine pour la chasse. 

J'ai essayé en quelques points d'analyser pourquoi je n'aimais pas ça, vraiment pas ça, et pourquoi maintenant, je refusais. 

narcisse

1. Coudre ou tricoter est pour moi, avant tout, un plaisir, une source de plaisirs. 

 Bien que, au regard de la conjecture actuelle de la mode et des filles des magasines ( 1m 70, longiligne, 85 B) et ma morphologie à moi ( 1m53, hanches ++, taille normale,  90 D) je sois bien contente que ce plaisir m'évite de sortir toute nue dans la rue, je fais pour le plaisir, pas pour " me faire mes fringues".

J'aime la sensation de la laine qui glisse entre les doigts, j'aime le cliquetis des aiguilles en métal, le bruit plus sourd de celles en bambou, j'aime aussi aperçevoir la pelote se dévider.  J'aime la différence des matières : de l'alpaga à la mohair en passant par le coton ou le bambou. Je vais je pense, me tricoter un pull en lin, moi qui faisait de la résistance jusque là. Un fil rèche et solide.  Le coton est doux et solide, l'alpaga doux et fragile. C'est en permanence un véritable moment de plaisir aussi physique le tricot. Avec le toucher des matières. 

C'est aussi un veritable moment de lacher prise, ou je savoure le plaisir de la détente intellectuelle, et celle de mon corps aussi. Tricoter relaxe. On oublie les soucis quotidiens, le temps de quelques rangs en se concentrant sur un diagramme ou la réalisation des diminutions de l'emmanchure. J'essaye, dès que je peux de me mettre dans ma position préférée pour ce loisir. En tailleur sur mon canapé, le dos bien droit, les avant bras sur les cuisses. Avec ma playlist deezer favorite ou "un film pour Charlotte", c'est jouissif.  

Pour la couture c'est un peu pareil, en différent ;). J'aime passer de longues heures à choisir un tissu ( pour au final ressortir avec un tissu en coton à fleurs mais cela est un autre débat !) , les regarder, les toucher. Discuter avec les vendeuses de la boutique le choix du dit tissu. J'aime le sortir de la machine à laver, l'étendre, sentir ensuite l'odeur du linge fraichement lavé dessus. J'aime même le repasser ensuite ( un comble ! Moi qui ne repasse pas les vêtements ou presque !), avant de passer à la coupe. Toutes ces étapes préliminaires à la confection, sont aussi très savoureuses. 

J'aime voir les morceaux du vêtement se dessiner sous les coups des ciseaux, j'aime prendre le temps d'épingler soigneusement le tissu endroit contre endroit avant chaque couture avec mes épingles : longues, fines et colorées, idéales pour tous les tissus, même les plus fragiles ou les plus fins. J'aime le bruit de ma machine à coudre, le soir seule dans ma chambre mêlé à la voix de Regianni ou de Rose défilant sur mon iphone. J'aime poser et regarder parfois pendant de longues minutes les boutons sur le vêtement encore inachevé avant d'aller me coucher.  ( en général l'Homme débarque à ce moment là, et me somme d'un " mais tu as bugué ? " )

Tous ces plaisirs découlent d'un choix. J'ai choisi le vêtement que je voulais faire, la matière et la forme, la couleur des boutons. Personne ne m'a imposé un modèle ni choisi à ma place. Et tous ces plaisirs simples, décrits plus haut, se perdent lorsqu'il s'agit d'une commande.  Je suis surement d'une mauvaise foi sans nom mais le tissu imposé ne sent plus le linge frais en sortant de la machine ! Je ne vous parle pas du reste, je suis capable de trouver l'alpaga noir moche, alors que c'est le même que le bleu que je viens juste de tricoter pour moi ! Je ne prends pas de plaisir à faire un vêtement sur commande. Je ne peux toujours pas m expliquer pourquoi tous ces plaisirs disparaissent alors, mais je crois que je n'ai plus envie de me l'expliquer. Mais si je ne devais garder qu'une raison pour expliquer pourquoi je ne fais pas pour les autres, je garderai sans hésitation celle ci : 

La couture et le tricot, c'est comme faire l'amour, tous les aspects techniques peuvent être au rendez vous, sur commande ou imposé, il n'y a plus de plaisir, de tendresse et de sensualité :  c'est râté ! 

trousse-couture-

2. Coudre ou tricoter, c'est un loisir, pas un travail, alors je n'ai pas envie le soir ou pendant mon temps libre d'avoir l'impression de travailler ( même si j'adore travailler hein ! j'aime bien aussi faire autre chose ! ) 

3. Quand on coud et on tricote pour soi, l'exigence est haute, mais cela reste un loisir, on tolère les défauts. Je pense que je suis assez perfectionniste, et de plus en plus d'ailleurs sur les détails. Je prends vraiment le temps de soigner chaque étape. Rien de pire qu'au moment de faire les boutonnières de réaliser un gros décalage sur le montage d'un col parce que j'ai pas pris le temps de bâtir. Malgré le temps et le soin apportés aux réalisations, ce n'est pas du professionnel. Il y a toujours des petits défauts : le tissu qui plisse un peu à l'extrémité d'une fermeture éclair ou une boutonnière trop " dure". Et autant pour soi, ou ses enfants, c'est pas bien grave, autant si je devais faire pour quelqu'un je ne supporterai pas ces petits défauts. Et je n'ai pas envie de les supporter, ou de passer 10h à les corriger. 

4. Coudre et tricoter ça prend du temps. Je peux largement passer une centaine d'heures sur un gilet à torsades comme celui que je suis en train de me faire actuellement. Ou 3 semaines sur la confection de mon manteau d'hiver. Si je prenais des commandes, je ne ferais presque plus rien pour moi, et risquerais alors de sortir toute nue dans la rue... je vous laisse le soin d'imaginer les dégâts qui s'en suivraient :) 

tricot-en-cours-

5. Faire les ourlets et les réparations c'est tellement pénible  que je mets déjà 1 an parfois à faire les miens et ceux de mon compagnon et mes enfants, donc je n'imagine pas quel temps je serai capable de laisser passer pour faire ceux des autres... 

6. Coudre ou tricoter quelquechose que j'ai choisi, c'est parfois difficile à terminer pour moi... Je tombe amoureuse d'un nouveau tissu, un nouveau patron, modèle et j'ai une envie irressitible de me jetter à corps perdu dans cette nouvelle aventure... !  Parce que je suis comme ça, dans la vie aussi en général. Bon, je finis toujours par teminer mais parfois dans la douleur ( restant relative hein, c'est du loisir) et en traînant en longueur. Je peux vous assurer que " les commandes" elles, par contre,  ne seront jamais terminées. Le pull commandé par ma soeur il y a 4 ans, est toujours sur mes aiguilles, je n'en suis pas spécialement fière mais bizarrement je n'ai plus honte de le dire ou l'écrire. 

 

Par contre, j'adore tricoter en groupe, ( non, ne faites pas de parrallèles cette fois-ci avec l'amour, la comparaison n'est pas toujours juste ! ), il va falloir que j'essaye bientôt, le café tricot, ou proposer à mes copines de se faire des aprems tricots-thé ! 

J'aime aussi coudre à deux, et j'adore transmettre ce que j'ai appris. Durant mes vacances de filles chez Claire, j'ai adoré lui montrer chaque étape pour faire une robe et aussi la torturer en lui faisant tout bâtir pour que ce soit presque parfait ! :) 

Donc même si je refuse de te coudre ton chemisier ou ta robe ( je parle pour toi soeur, copine, amie, inconnue de la boutique ou de la rue) , ou tes ourlets ( frère, parrain de mon fils, Homme de ma vie, copain de homme de ma vie, copain à moi, ami à moi)  je suis toute prête à t'accueillir dans mon salon ou ailleurs avec ta machine ou tes aiguilles pour une petite session de plaisirs et connaissances partagés ! 

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15 juin 2014

La marinière.

J'ai toujours eu une admiration voir une fascination pour les marinières. 

Les marinières des héros de mes livres : de Marius et  de Yann ( Pêcheur d'Islande). Celle de Picasso photographié par Doisneau. 

Celles des vrais marins ou des autochtones que j'observais du coin de l'oeil quand jétais adolescente et que  nous allions en vacances en Bretagne. 

Celles de Nico aussi, qui en portait très souvent. 

Celles de mes camarades étudiants quand j'étudiais ( enfin quand j'étais à la fac hein ? ;)) en  Bretagne. 

J'aime tout autant celles que je tricote pour les bébés ou celles qu'elle tricote si précisément. 

Ce n'est pourtant que une ou deux couleurs et parfois des rayures...c'est presque un cliché, tout le monde aime les marinières ! M'en fiche j'adore les clichés ! 

C'est en voyant celle d'Aline ( qui est d'ailleurs une de mes lectures tricot favorites... !)  que j'ai eu le déclic pour me tricoter la mienne. Ma marinière de cet été, et peut être des suivants aussi ;) 

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Marinière réalisée d'après le modèle n°25

Catalogue " Amoureux de la maille" ( N°104)  de Phildar, Eté 2014. 

Taille 38/40

Coton Aviso Outremer et Ecru, Phildar. 

Aiguilles 4,5, 5 et 5,5. 

 

C'est la couleur Outremer qui m'a donné en premier lieu envie. Puis le modèle. Je dois avouer que pour une fois, me laisser séduire par un modèle de l'été en cours ( et pas celui de 2006 comme d'habitude) me plaisait. De plus, ce petit modèle que j'avais vu suite à un défi Phildar, n'était pas en reste en terme d'éloges. Enfin, pour changer de mes lavallières et blouses rétros il était bien non, ce petit nouveau ? 

Un soir, en sortant du boulot, je me suis dit qu'il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis et je suis allée dans la boutique Phildar avec enthousiasme. J'allais quérir, attention, du fil à tricoter... avec de l'acrylique dedans et en plus faire une infidélité à ma conscience qui ne peut qu'associer " tricot et La Droguerie"  ! Ahhhh... ! Mon âme tricotesque n'avait alors plus la moindre chance de salut pour éviter le purgatoir ! 

J'ai touché, tâté, et retaté les précieuses pelotes pendant au moins 15 min sous l'oeil assez dubitatif de la vendeuse. Je me demandais si je les achetais toutes d'un coup, ou si je prenais juste une pelote pour faire un essai pour voir si cela me plairait. 

Et puis flûte... Je n'ai pas pu résister ni être raisonnable, le petit ange du 100% coton faisait pâle figure à coté du bleu outremer... j'ai direct acheté 10 pelotes, 8 outremer, et 2 écrus. 

Mais quel plaisir ! 

Le fil Aviso monte tout seul, tout doux et bien rond ! C'est le tricot parfait du train ! C'était aussi le tricot parfait du moment, au milieu des mois les plus chargés au boulot en terme d'animations, je n'ai pas envie le matin ou le soir de me casser le nez sur des schémas de torsades ou des jetés ! Et puis la simplicité tricotesque est tout aussi savoureuse que sa complexité ! 

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J'ai changé le point de riz initial en jersey tout simple pour pouvoir réaliser les rayures. 

J'ai également cintré un tant soit peu en effectuant des diminutions puis des augmentations de part et d'autre de la taille. Sinon, comme d'habitude l'effet " loose cool" voulu du modèle se serait sur mes formes et ma taille transformé en désormais  célèbre " effet tonneau". 

J'ai également réalisé du coup les bordures en point mousse tout en gardant le point de riz pour les manches et le petit revers ! 

Ce petit pull rapide à réaliser, et simple n'est cependant pas ennuyant, loin de là. J'aime le détail des cotes et de l'encolure à crue. 

Et qui l'eut cru? J'aime même les emmanchures toutes droites ! Un comble ! Désormais, en plus je pense de retricoter de l'Aviso, je ne serais plus jamais à l'abri de rien concernant une infidélité tricotesque ;) 

En terme de quantité de fil utilisé, je n'ai finalement utilisé que 1 pelote d'écru mais 9 d'outremer. 

Un petit bémol, ce fil est très épais, et je ne pourrais porter la dite marinière que lors des journées plus fraîches d'été, ou quand il pleut. Heureusement que je vais en vacances à l'ouest et que je ne reste pas en Alsace, la pauvre se serait vu passer l'été dans le placard ! 

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Je profite également de vous montrer les détails de la dite encolure et des manches, pour couper court à une certaine imagination. Non ce n'est pas l'Homme parfait qui me prend en photo. Voici mes complices : ma table à repasser, elle aussi à toutes rayures,  et mes livres. Je ne vous explique par le cirque quand je déplace tout ce foutoir dans le salon, et que je cantonne durant 15 min ma famille sur le canap' ! On voit un petit pied qui dépasse et même Célestine ( à qui ce blog doit une partie de son nom) abandonnée par terre par Clémentine. 

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Et parce que en ce moment, je n'ai plus toute ma tête quant à l'Origami , on part en bâteau ? :) 

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25 mai 2014

Sakura

" Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous" Paul Eluard.

Cette citation d'un de mes auteurs préférés, si elle peut se vérifier, se rêver ou se discuter dans la vraie vie, elle peut aussi s'appliquer à des sujets plus légers, et notamment à l'histoire de ce chemisier. 

Il y a bien longtemps, lorsque je n'étais pas une mère indigne ( sic) et que je cousais exclusivement pour mes marmots, j'avais cousu une veste avec un col tailleur pour mon petit Louis, issue d'un livre japonnais. 

A l'époque après avoir failli frôler la crise de nerfs devant la machine à coudre, et échanger le livre japonnais contre n'importe quoi même un presse purée, je jurais que plus jamais un col tailleur ne verrait le jour entre mes mains, ni que je m'interesserai à quoique ce soit de japonnais, de près ou de loin, quite à brûler dans l'enfer des shintoïstes. 

Le Japon ne me passionnait vraiment pas, la couture japonnaise encore moins, et les seuls cerisiers en fleurs importants à mes yeux étaient ceux " made in normandie"... ( oui oui, bon, j'avoue que là, je mériterai sûrement l'exil au regard de cette référence, mais j'assume... !

Du coup pendant quelques années, j'ai oublié Japon, japonnisant, et surtout les cols tailleurs. 

Au détour de ma virée parisienne en Septembre dernier, j'ai aperçu à l'Entrée des fournisseurs  ce liberty " Mitsi Valéria rose" de la nouvelle collection Liberty hiver 2013/2014.  J'étais plutôt heureuse de voir la nouvelle version. En effet l'overdose de la première sur les blogs m'avait un peu freinée dans mon envie d'en coudre, même si j'adorais ce motif. Je faisais mon " anti" comme les ados. 

J'ai placé ce délicieux coupon dans un coin de ma tête et de mon coeur, en attendant que le stock de mon tissu diminue un peu, et qu'un projet murisse au fond de mon cerveau. 

Courant de l'Automne au boulot, j'apprends que la nouvelle saison culturelle sera sur le thème du Japon. ( quand P. Eluard il dit qu'"il n'y a pas de hasard..." )

Il a fallu quelques mois pour que je me plonge avec cette fois ci un enthousiame débordant dans ce thème, et que je repense au Mitsi. 

Mais après avoir vu le rose de l'affiche et du programme du jardin botanique, un chemisier " cherry blossom" s'imposait pour le we de l'inauguration. 

 

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Modèle Blouse 128 Burda de Mai 2010 

Taille 38 sans modifications 

Tissu Liberty Mitsi Valéria rose pour Cousette 

Boutons métal fleurs La Droguerie 

( Petits coeurs offerts par mes enfants pour la fête des mamans ) 

J'ai donc commandé le dernier coupon de Mitsi Valéria disponible chez Cousette ( "mais que des rendez-vous"... ) et j'ai eu envie pour ce chemisier de renouer avec Burda. 

Je dois être un peu masochiste sur les bords, mais j'avais envie de lire les explications avec un dictionnaire à la main, j'avais envie de retrouver le vocabulaire de Burda et de rien comprendre. J'avais envie aussi de ces petits détails des modèles, un peu complexes à exécuter mais qui donnent de jolies finitions. Bref, malgré tout l'amour et la tendresse que je porte à Deer and Doe j'avais envie de changer ! 

Sur le site, je suis vite tombée sur ce modèle ! Mais oh désespoir, je n'avais pas cet exemplaire dans ma pile de Burda. Heureusement qu'elle me l'a gentillement prêté. Milles Merci La Sauvage. 

Une soirée de décalquage, quelques soirées et une après midi de cousette (entre pleins de soirs où j'ai fini soit en sorties pendant les vacances où je n'avais en plus du boulot intense que ma petite personne à m'occuper,  soit en boule à 21h sur le canap' quand pleins enfants la journée + enfants à moi le soir me réduisent à l'état de marmotte) plus loin, je terminai mon petit " sakura chéri ". 

 

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Techniquement je fus servie pour mes envies. J'ai effectivement dû lire les explications en tout une bonne quinzaine de fois. Mais désormais je ne serai plus fâchée contre les cols tailleurs, je ne vois pas pourquoi j'avais fait tout ce cirque...Peut être parce que à l'époque les explications étaient exclusivement en japonnais hummm? Et moi je suis une littéraire refoulée, les schémas j'y comprends pas grand chose, surtout les japonnais avec leurs minis flèches. 

Plus sérieusement, en prenant mon temps tout s'est déroulé sans problème. J'ai patiemment effectué les pinces devants et dos, puis assemblé la basque, puis travaillé sans oublier précédemment de les entoiler les parements, puis exécuté le col tailleur et la parmenture intérieure avant de terminer par les manches ballons. 

J'étais un peu anxieuse au moment de l'essayage final, mais il tombe bien. Pas de seins atrophiés, c'est parfois un de mes soucis avec Burda, je fais un 38, mais selon les modèles je me retrouve un peu serrée au niveau de la poitrine. 

Même l'Homme était de cet avis ! Je vous épargne sa formule anti-poétique qui jurerai avec Eluard mais en résumé ça voulait dire " hummmmmmmm". 

Et enfin, mais surtout, pour les strasbourgeois et les alsaciens en général si le coeur vous en dis les portes ouvertes et l'ouverture de la nouvelle saison culturelle ont lieu samedi 31 mai au jardin botanique de Strasbourg ! 

Vous trouverez les informations sur  " Flora Japonica" ainsi que le programme des animations ici

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Désormais, je ne verrai plus jamais les cerisiers en fleurs de la même façon... :) 

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14 mai 2014

Instants de fleurs !

Le rythme des saisons est aussi, pour moi, une grande source d'émerveillement. 

J'aime le froid de l'hiver, m'enmitoufler le nez dans mes cols en Alpaga-Voilette, regarder la neige tomber par la fenêtre et déguster du vin chaud sous les illuminations de Strasbourg. 

J'aime tout autant, quand l'hiver s'en va, et que le printemps prend toute sa place. 

J'aime regarder les premières fleurs de la saison, les crocus, puis celles des magnolias. 

Ce printemps, bien en avance, m'a comblée chaque matin. Chaque matin, lorsque je savoure les quelques instants où le jardin botanique est presque tout à mes yeux. 

Au fil d'un mercredi, ou chaque soir sur le chemin du retour avec les enfants, le printemps, nous a offert aussi ses plus belles couleurs, et son parfum. 

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A gauche : Instants de Lilas avec Clémentine, devant une des mainsonettes si mignonnes de Mutzig. Tout y est réuni, la petite maison, la grille en fer forgée, et le Lilas, bien sûr. Dans le language des fleurs, le lilas signifie " premier émois de l'amour", le lilas mauve plus particulièrement " Mon coeur est à toi". 

En haut à gauche : Le rosier de Perse. Je n'aime le jaune que sur ce rosier. Cet arbuste originaire d'Asie mineure fut introduit en Europe au milieu du 19ème siècle, comme toutes les roses, celle ci fut très utilisée comme motif dans les tapisseries, broderies et tissage, aussi bien en Europe qu'au Moyen Orient. 

En bas à droite : Pivoine. J'ai aimé particulièrement cet instant, après la pluie... celle ci n'était pas trop abimée, les pivoines sont associées aux amours timides dans le language des fleurs. 

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Le Davidia, avec ses bractées blanches. Ce ne sont pas des pétales mais des pièces florales situées à la base de la tige qui peuvent en prendre l'apparence comme ici. On appelle selon l'histoire que nous avons envie de vivre ou de raconter : L'arbre à mouchoirs, l'arbre à pochettes, l'arbre aux colombes ou comme les britaniques " L'arbre aux fantômes". C'est une de mes essences préférées... au moins lorsque, avec un groupe d'enfants nous jouons aux fantômes ! 

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La rose de Damas. Un parfum unique, utilisée traditionnellement par les parfumeurs de Grasse, qui vous emporte dans les nombreuses histoires et légendes qu'elle a inspirées. 

Le rosier est encore en fleurs en ce moment, si le coeur (et le nez) vous en dit ! 

En attendant l'été... :) 

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01 mai 2014

Petit pull Marcel

Je n'ai pourtant pas l'habitude de donner des prénoms aux objets et encore moins aux vêtements.

Pourtant pour plusieurs raisons, ce pull méritait méritait bien le sien. 

Il y a deux ans, juste avant un long voyage un train, je passe à la boutique où je travaille depuis quelques jours, chercher du coton bleu dans le but de faire le pull Ouessant.

Le bleu a la couleur des yeux des amoureux, le pull le nom d'une île évoquant les souvenirs d'un temps où je vivais de près ou de loin en Bretagne. Et le train m'enmène vers l'ouest. Le choix était forçément bon. Non? 

Sauf qu'au fil du montage du tricot, toutes ces torsades associées à la couleur un peu vive, me plaisait de moins en moins, et le coup de grâce fut lorsque j'ai posé les 3/4 du devant sur moi. Ca n'allait pas. J'aillais quand même pas passer 100 h à tricoter un pull avec un motif sur 20 rangs et des torsades pour qu'il finisse aux oubliettes?

J'ai tout défait.

Puis je me suis relancée dans Quiberon. Avec les mêmes déconvenues.

Lasse, je l'ai abandonnée au fond du panier à tricot pendant 1 an.

Puis l'an passé, remontée à bloc et bien décidée à en finir avec les modèles au nom des villes de la côte ouest j'ai attaqué Royan. Arrivée péniblement à la seconde moitié du pull, ça n'allait pas plus que les deux premières tentatives. J'ai arraché l'aiguille à tricoter, roulé le pull en boule au fond du panier, et j'ai vraiment décidé de l'abandonner, et de ne plus jamais le voir.

 

Heureusement 2014 a pointé le bout de son nez en même temps que mes bonnes résolutions tricotesques : " finir mes " en cours".

Prise de remords devant l'abandon de ces 500 g de fleur de coton bleu jeans, je m'exécute à la fois à sauver les pelotes de l'orphelinat du fond du panier et dans le même temps à tenir l'honneur des résolutions existentielles du tricot.

Un dimanche matin, je cherche parmis tous mes catalogues, livres, et modèles Ravelry ce qui pourrait donner corps et nom à cette couleur sur ma petite taille. 

C'est  en relisant " Marius" de Pagnol, puis en tombant sur ce modèle dans mes vieux catalogues Phildar, que l'idée m'est venue.

 

J'imaginais les marins, le vieux port de Marseille, la petite vendeuse de coquillages. Ce petit pull rétro ( comment ça c'était facile de choisir un modèle " rétro? " ) irait parfaitement dans le décor.

C'était décidé une bonne fois pour toutes, ce coton finirai tout de même dans un tricot au parfum d'embruns.

Il sentirait la mer, le sel, les coquillages à dévorer,  les bâteaux et les vacances.   

Et j'ai jeté l'ancre ! 

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Pull marin rétro , modèle Phildar N°11, Catalogue Printemps/Eté 2011 N°50 

Fleur de coton Bleu Jean et Ecru de La Droguerie 

 

Ce ne fut pas une partie de pêche facile ni une traversée sans tempêtes. 

A commencer par le recalcul des échantillons. Le modèle était tricoté en 3,5 et 4,5 et le fleur de coton de la Droguerie je le tricote pour qu'il soit bien comme je l'aime en 4. 

De plus la  présentation du modèle vantait un petit air rétro notamment grâce à la forme trapèze du pull. J'ai tout de suite mesuré, moi, le potentiel " pull tonneau" sur mes formes et mon 1m 53. 

Je me suis donc appliquée  à convertir le "trapèze tonneau" en quelquechose de plus classique et plus cintré, et en ne conservant la forme d'origine qu'à partir des emmanchures. J'ai gardé le trompe l'oeil en jacquard, les fentes et rayures des manches et la goutte dans l'encolure dos. 

Ceci s'étant fait sans trop de difficultés, en quelques trajets de train, ( en même temps tricoter du jersey en enlevant 1 m de chaque coté tous les 8 rangs puis en les rajoutant c'est pas tout fou quand même ! ) je me suis dis bien trop vite que le reste coulerai de source, et que j'amarrerai très rapidement mon petit pull. 

Hummmm... ! 

C'était oublier mon entêtement à vouloir faire des calculs à la main sur mon carnet ( genre 227/ 56 * 23 ) le tout entre le train et le tram pas réveillée ou le soir à 23H. Evidemment je me suis plantée dans le calcul des diminutions d'épaules, je me suis aperçue de ma bêtise au moment où j'ai tricoté le devant, j'ai donc déjà projeté à ce moment là de défaire la fin du dos pour faire des épaules dignes. 

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Mais ça, à coté du calcul de l'encolure que je voulais comme dans la version de Mathilde moins serrée, c'était risible de facilité. 

Comme je suis quelqu'un d'assez têtue et dépourvue aussi de neurones quand je suis fatiguée, j'ai continué mes calculs en soirée et infatiguablement j'ai recommencé l'encolure devant puis donc comme écrit plus haut la fin du dos. 

Jamais deux sans trois, j'ai repris la même chanson pour les diminutions des manches, à cause d'un oubli de retenue, j'ai failli les défaire, mais j'ai fait appel au bon capitaine " Bidouille" en priant Dieu et le ciel de ne pas faire chavirer l'équipage au moment du montage. 

 Les Dieux divins de la mer et du tricot m'ont entendue ( ou je leur ai fait pitié avec mes additions ! )  puisque les manches correspondaient aux emmanchures. 

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Pour clore ma traversée, un soir en solo de la semaine dernière, " Marius" passait dans la fenêtre du téléviseur. Comme ce fut doux de finir le tricot avec Raimu. 

Le montage s'est ensuite fait dans le week-end sans presque trop de mal entre la version moderne de " Marius" puis " Fanny" ( oui oui, 3h pour le monter ! ) et un resto en amoureux. Au passage ces versions cinématographiques modernes me comblent bien plus en terme de décor évidemment que celles de 1930. Mais au niveau des acteurs aussi, seul Raimu parfait en César, pour moi est intouchable. Reste à dire que je pourrais lire et relire Pagnol, regarder les films en tricotant toute ma vie durant au regard des textes que j'adore. 

J'ai donc terminé la dernière couture " maille à maille" de l'encolure, j'étais arrivée à quai, zappant la pose des boutons sur les conseils de mon Homme ( Oui, l'Homme parfait a pris le soin et le temps de me dire qu'il " était beau mon petit pull marin" mais que je n'avais plus " l'âge des boutons dans les coins" .... et il a aussi regardé les films avec moi... !) et les finitions au crochet parce que j'en avais ras le pompon, et j'étais pressée à la fois de descendre du bâteau et d'enfiler le pull. 

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Ce petit pull, après tout ce voyage méritait bien son petit prénom référence à Marcel Pagnol qui m'a accompagnée durant la conception et réalisation, et de plus il verra bien la mer cet été ( mais pas la Méditérannée de Fanny...)  entre La Rochelle et l'Ile de Ré ! 

Vu qu'il reste du coton bleu couleur des yeux des amoureux, y aura t'il des petits " Marius" et " Fanny" pour mes petits marins d'eau douce ? Peut être... 

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25 avril 2014

Un après midi de couture

Que faire un Dimanche de Pâques? 

Après avoir fais un gros câlin à mes enfants qui partaient pour 2 semaines en vacances dans le Poitou, regarder le matin finir de se réveiller en même temps que mes yeux, passer 2h à écouter en alternance Brassens et Renaud en Pinterestant allégremment, j'ai décidé de coudre. 

Bon avant j'ai quand même terminé la préparation de mes séances d'animation sur les plantes carnivores, et dévoré un gros brunch à base de thé anglais, pain grillé, saucisson, munster, tarte à la Rhubarbe et Lammele. ( Je vous rassure pas tout en même en temps dans la même cuillère, le salée puis le sucrée en petite quantité ;)) 

Puis, vers 14h,  à l'image des deux semaines qui m'attendaient,  je me suis bien étalée sur la table de la salle à manger. 

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Trousse de Couture même modèle que celle de Claire réalisée précédemment 

Adapté d'après le Tuto de Margolita 

Tissu Rosier Sauvage Céladon et Liberty Capel rose poudre , Passepoil framboise, La Droguerie 

Attache cartable de la mercerie du Bain aux Plantes 

J'en avais assez de chercher pendant 10 min mon mètre ruban, de déplacer la boite d'épingles en oubliant les petits ciseaux... 

La nouvelle collection de tissus de La Droguerie m'a assez réjouie. En particulier celui ci avec ces rosiers. ( Etonnant? !) 

Un soir après mes anim', lors des dernières vacances , j'ai donc pris le temps de l'admirer, et de chercher l'inspiration. Je me suis rappelée de la trousse de couture que j'avais réalisé pour Claire, et je l'ai imaginée tout de suite dedans. 

Après de jolis conseils d'une jolie vendeuse, j'ai assorti les jolies roses avec un des derniers coupons Liberty Capel poudre qui devait encore y avoir dans la boutique et du passepoil framboise. 

En une soirée et une sieste post virus des enfants, le sort de la trousse fut soldé. 

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Liberty capel rose poudre 

Chutes de feutrines et fermeture de récup'. 

Maintenant une fois le tissu repassé, et étalé sur la table je n'ai plus qu'à chercher ma petite trousse et j'y retrouve tout du premier coup. Un régal ! 

J'ai donc en ce dimanche aprem, décidé de m'attaquer à un coupon de viscose déniché avec Claire au Toto tissu de Poitiers. 

Et en même temps de renouer avec Burda. 

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Il me fallait bien un bon thé et un sachet de friture du chocolatier pour terminer le brunch et me remettre de la séance de décalquage de la robe. Il n'y avait pourtant que 5 pièces mais repasser aussi brutalement de D&D à Burda, décalquement parlant, c'est un peu raide ! 

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Après avoir vaincu cette étape et celle du découpage ( et m'être enfilée la moitié du sachet de friture au moins) j'ai fait une pause d'une demie-heure histoire de lire et déchiffrer les dix premières lignes des explications... 

J'ai enchainé avec le marquage des plis du corsage selon la technique du " bati-tailleur". 

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Il était déjà 17h et je venais de finir la réalisation des dits plis ! 

Elle est pas terminée tout de suite la robe, je vous le dis ma p'tite dame ! ( Et elle est doublée, stabilimanchée... heureusement que j'ai zappé le volant du bas ! ) 

Tandis que le sachet de poissons et lapins en chocolat... lui ... si ! 

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11 avril 2014

Conter fleurette à ma jupette !

J'adoooooooooore les fleurs ! Ah bon vous n'aviez pas remarqué?! Je les aime autant en vrai que sur les tissus ! Et avec le métier que je fais et l'endroit où je le fais, je crois que mon addiction n'est pas prête de s'éteindre, je vois des fleurs partout toute la journée. Je les regarde, les sens, les fais découvrir, et même je les " bibliotte"* parfois, le soir dans mon lit. 

En ce moment, pleins de floraisons partout, les camélias se terminent mais les pivoines sont déjà là, les cerisiers encore un petit peu, les arbres de Judée au sommet de leur floraison, tout comme les glycines et  le lilas, mon pref' :  au jardin, le long des routes et des chemins, en cascade ou plus modeste ! ( C'est bon, je n'ai plus besoin pour quelques semaines du petit sachet " Durance en Provence"  au creux de mon armoire pour renifler allègrement cette odeur ! )

D'ailleurs quand je serai grande j'aurais une maison avec une cour, une grille en fer , des volets bleus, 3 chats ( un gris, un noir à pattes blanches, et un tigré)  un tilleul dans le jardin derrière la maison, et du lilas... Pleins de Lilas. ( Oui, quelle capacité à rêver hein? ). Comme ça quand je serai vieille je tricoterai à l'ombre de la tonnelle, sur une vieille chaise en bois vert bouteille, en écoutant Jacques Brel ( forçément) et en ayant l'odeur parfumée de cette fleur magnifique dérivant jusqu'à mes narines... 

En attendant ce programme charmant mais lointain je l'espère, je couds. Depuis longtemps je rêvais d'une jupette à fleurs, une jupette printanière. Mais je ne trouvais pas de tissu qui me sussurait " jupette".

J'avoue que depuis la fermeture de La petite Emilienne, je traine comme une âme en peine dans le Toto du centre ville, ne trouvant rien à part quelques doublures vichy ou en voile de coton un peu près potables. Les cotons à fleurettes sont désespérèment ternes et en fait carrément moches n'ayons pas peur des mots, les viscoses... ben le seul qui me plait je l'ai déjà ( je l'ai déniché au Toto de Poitiers avec Claire pour 3 euros les 2 coupons de 1m50 !), les jerseys pourraient me servir pour lustrer mes chaussures... Reste les tissus d'ameublement, mais en jupette c'est un peu  moyen comme rendu...n'est ce pas? 

Il  faudrait que je me motive à monter dans un bus et à aller dans la zone au nord de Strasbourg, que je déteste affreusement, mais où il y a un Mondial Tissu et peut être que j'y trouverai de quoi me mettre sous le pied de biche...

Bon, je peste, je peste et re-peste mais j'ai tout de même trouvé mon bonheur en face de Toto à Eurodif. J'y vais rarement, soit quand j'ai besoin de collants ou de chaussettes, soit quand la Droguerie n'a plus mon passepoil chéri ou que MA mercerie est fermée et que j'ai un besoin urgent d'une tirette. ( Comme je le racontais ici je n'ai pas de stocks...)

Cette fois ci, c'était " à cause" de La Droguerie, il n'avait plus le passepoil rouge cerise, je passe donc à Eurodif chercher un lot de consolation de passepoil. ( Qui a fini par être décousu car il était vraiment trop vilain et trop terne... ) En attendant que la dame finisse de servir petite mamie qui cherche de la ruflette pour ses rideaux, je décide qu'au lieu de faire le poireau à coté de mamie et la dame je serai bien mieux à coté du rayon cotonnade à admirer les rouleaux de tissus. 

Je yeute, touche, tourne , regarde et puis ... Oh oh ! mais oh ! Mais qu'est que vous faîtes là gentilles fleurettes roses et mauves? Oh! Comment ça, une étiquette rouge? Comment ça 5 euros le m ou lieu de 12 euros? Après avoir tergiversé pendant au moins 10 min à me demander si j'en prenais 1m, 2 m, ou 70 cm ou pas du tout , je suis repartie finalement avec un mètre 50.  Pour une jupette à volants cela irait ! C'est ce que j'avais dans la tête au moment où les fleurettes et moi nous sommes tombés en amour. 

Quelques jours plus tard, après avoir Pinterester à droite à gauche, être aller ici où les fleurettes un sublime jardin et une sublime jardinière, ou encore glaner des idées, je me suis décidée à passer chez Promod essayer une jupe à volants pour voir ce que cela donnait. 

Evidemment, cela n'a rien donné. Enfin, si, cela a donné une Charlotte dans une jupette à volants. Pas à mettre à la poubelle, mais largement pas de quoi me dire je m'en couds une. Je suis petite ( trapue comme dirait l'Homme), j'ai des jambes de 40 cm de long et des formes des sixties, des fesses et des seins. Alors la jupette à volants, ben c'est clairement pas pour moi. 

Je me suis vite consolée en pensant à Anémone,une valeur suûûûûûûûûre ( D&D of course)  j'avais envie de tester la seconde version dans un tissu fleuri après ma version hyper classique. 

Je suis passée à l'aide d'un micro bout du tissu aimé et chéri chercher des jolis boutons en corozo ( mes pref '!)  chez les copines à La Droguerie, et du voile de coton pour la doublure chez Toto donc, et en voiture Simone. 

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Enfin, en voiture Simone... doucement Simone. Je pensais tous les soirs à me mettre à ma jupette, mais j'ai mis réellement plus de deux semaines à la coudre. A chaque fois y'avait un  truc qui clochait et m'empêchait de coudre. Les terreurs nocturnes de Clem' qui ont largement raccourci mes nuits, et donc les soirées suivantes où je m'endormais à 21H30 en boule sur le canap'. Des rdv ou des visites tard ou encorela visite bi mensuelle de Mamie et Papy à la maison. Et lorsque j'avais une soirée un peu près libre pour coudre, c'est le jour où il y avait un truc que je voulais regarder... même si évidemment j'ai piqué du nez , et que je suis bonne pour le replay  de "des racines et des ailes". ( Oui au final je pourrais déjà être vieille avec mes goûts télévisuels... !) 

Au final, je l'ai terminée entre deux machines de draps et soins aux enfants qui ont attrapé un vilain virus et qui sont congédiés à la maison pour 3 jours ! ( Et moi aussi, par la même occasion, et je peux même pas leur faire pleinnnnnns de câlins ! )

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Anémone de Deer and Doe, version " smart". 

Taille 40,sans altérations.

Tissu à fleurs pour Eurodif, et boutons corozo violine La Droguerie.

Doublure voile de coton écru, Toto. 

Techniquement, rien de particulier à raconter. J'ai suivi le patron à la lettre.  C'est un projet très rapide lorsqu'on peut s'y mettre toute une soirée ! Il faut juste faire bien attention à marquer précautionneusement les cotés à assembler avant de coudre, sinon ça vire au casse tête, les pièces se ressemblent toutes ! 

J'aime vraiment le coté années 40's de la seconde version dont j'ai raccourci cependant un peu la longueur, car le mi mollet pour mes courtes jambes, c'est pas très heureux ( comme disait Mamie Cane :)) 

Et je le dis encore une fois : Fleurettes roses et mauves ( même et surtout si vous êtes un poil kitsh) je vous aiiiiiimmme !

 L'Homme a dit " ça met en valeur tes seins et affine le ventre graouuu". Eléonore, tu vois, l'Homme a une fibre patronnesque, et voit tout de suite où la créatrice de D&D voulait aller en therme de fit. Il est décidément parfait. 

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Je suis d'autant plus contente de l'avoir terminée que j'avais déjà prévu de la porter avec ce tee-shirt trouvé au nouveau H&M de Strasbourg. Le rose est lumineux, et en plus il a un joli décolleté dans le dos, le tout pour 4,95 euros ! 

Au final 5 euros de jupette ( je n'ai utilisé qu'un mètre de tissu), 4,95 euros pour le tee shirt et environ 15 euros pour ces ballerines San Marina en cuir rose bonbon achetées d'occasion ( mais jamais portées ! ) ... Je suis gaie comme un pinson ! 

 

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Je l'adore ma jupette, je la porte dès maintenant avec des collants fins et transparents et la porterai cet été avec un débardeur tout simple quand il fera bien chaud !

Et maintenant, je vais gambader dans les champs, ou sur mon canapé finir mon tricot ! 

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* bibliotter : faire de la biblio pour une animatrice-conceptrice cad chercher dans les bouquins des infos sur les plantes pour ensuite les compiler, les transcrire, afin les transmettre de différentes façons à différents publics. Vous connaissiez pas?  :)  

 

 

 

Posté par petitecharlotte à 13:31 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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